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authorDavid A. Madore <david+git@madore.org>2010-05-17 14:27:24 +0200
committerDavid A. Madore <david+git@madore.org>2010-05-17 14:27:24 +0200
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--- a/notes-mdi349.tex
+++ b/notes-mdi349.tex
@@ -42,6 +42,9 @@
%
\DeclareUnicodeCharacter{00A0}{~}
%
+\DeclareMathSymbol{\tiret}{\mathord}{operators}{"7C}
+\DeclareMathSymbol{\traitdunion}{\mathord}{operators}{"2D}
+%
\DeclareFontFamily{U}{manual}{}
\DeclareFontShape{U}{manual}{m}{n}{ <-> manfnt }{}
\newcommand{\manfntsymbol}[1]{%
@@ -485,10 +488,15 @@ sur un corps ou sur $\mathbb{Z}$, est un anneau noethérien.
Si $A,B$ sont deux $k$-algèbres (où $k$ est un anneau), c'est-à-dire
qu'on se donne deux morphismes $\varphi_A \colon k\to A$ et $\varphi_B
-\colon k\to B$, on note $\Hom_k(A,B)$ l'ensemble des morphismes de
-$k$-algèbres $A\to B$, c'est-à-dire l'ensemble des morphismes
-d'anneaux $A\buildrel\psi\over\to B$ « au-dessus de $k$ », ou faisant
-commuter le diagramme :
+\colon k\to B$, on note $\Hom_k(A,B)$ (ou bien
+$\Hom_{k\traitdunion\mathrm{Alg}}(A,B)$ s'il y a
+ambiguïté\footnote{Par exemple pour bien distinguer de l'ensemble
+ $\Hom_{k\traitdunion\mathrm{Mod}}(A,B)$ des applications
+ $k$-linéaires, ou morphismes de $k$-modules, entre $A$ et $B$ vus
+ comme des $k$-modules.}) l'ensemble des morphismes de $k$-algèbres
+$A\to B$, c'est-à-dire l'ensemble des morphismes d'anneaux
+$A\buildrel\psi\over\to B$ « au-dessus de $k$ », ou faisant commuter
+le diagramme :
\begin{center}
\begin{tikzpicture}[auto]
\matrix(diag)[matrix of math nodes,column sep=2.5em,row sep=5ex]{
@@ -551,10 +559,19 @@ $k$-algèbre $A$ on se donne une application $\beta_A\colon \Hom_k(A,B)
\to \Hom_k(A,B')$ telle que si $\alpha\colon A'\to A$ alors
$\Hom_k(\alpha,B') \circ \beta_A = \beta_{A'} \circ \Hom_k(\alpha,B)$.
Alors il existe un unique morphisme $\beta\colon B \to B'$ de
-$k$-algèbres tel que $\beta_A = \Hom_k(A,\beta)$ pour tout $A$.
+$k$-algèbres tel que $\beta_A = \Hom_k(A,\beta)$ pour toute
+$k$-algèbre $A$.
+
+Dans l'autre sens : si $A,A'$ sont deux $k$-algèbres, et si pour toute
+$k$-algèbre $B$ on se donne une application $\alpha_B\colon
+\Hom_k(A,B) \to \Hom_k(A',B)$ telle que $\alpha_{B'} \circ
+\Hom_k(A,\beta) = \Hom_k(A',\beta) \circ \alpha_B$, alors il existe un
+unique morphisme $\alpha\colon A'\to A$ de $k$-algèbres tel que
+$\alpha_B = \Hom_k(\alpha,B)$ pour toute $k$-algèbre $B$.
\end{prop}
\begin{proof}
-Prendre pour $\beta$ l'image de l'identité $\id_B$ par $\beta_B$ !
+Prendre pour $\beta$ l'image de l'identité $\id_B$ par $\beta_B$, ou
+pour $\alpha$ l'image de l'identité $\id_A$ par $\alpha_A$.
\end{proof}
%
@@ -568,8 +585,14 @@ des éléments non nuls est une partie multiplicative.
Dans ces conditions, on construit un anneau noté $A[S^{-1}]$ (ou
$S^{-1}A$) de la façon suivante : ses éléments sont notés $a/s$ avec
-$a\in A$ et $s \in S$, où on identifie $a/s = a'/s'$ lorsqu'il existe
-$t \in S$ tel que $t(a's-as') = 0$. L'addition est définie par
+$a\in A$ et $s \in S$, où on identifie\footnote{Ce racourci de langage
+ signifie qu'on considère la relation d'équivalence $\sim$ sur
+ $A\times S$ définie par $(a,s) \sim (a',s')$ lorsqu'il existe $t \in
+ S$ tel que $t(a's-as') = 0$, on appelle $A[S^{-1}]$ le quotient
+ $(A\times S)/\sim$, et on note $a/s$ la classe de $(a,s)$ pour cette
+ relation ; il faudrait encore vérifier que toutes les opérations
+ proposées ensuite sont bien définies.} $a/s = a'/s'$ lorsqu'il
+existe $t \in S$ tel que $t(a's-as') = 0$. L'addition est définie par
$(a/s)+(a'/s') = (a's+as')/(ss')$ (le zéro par $0/1$, l'opposé par
$-(a/s) = (-a)/s$) et la multiplication par $(a/s)\cdot (a'/s') =
(aa')/(ss')$ (l'unité par $1/1$). Cet anneau est muni d'un morphisme
@@ -592,21 +615,22 @@ naturel $A \to A[S^{-1}]$).
l'idéal $J$ considéré. Autrement dit, $J \mapsto \iota^{-1}(J)$
définit une injection des idéaux de $A[S^{-1}]$ dans ceux de $A$.
\item Un idéal $I$ de $A$ est de la forme $\iota^{-1}(J)$ pour un
- idéal $J$ de $A[S^{-1}]$ (nécessairement $J = I[S^{-1}]$ d'après le
+ idéal $J$ de $A[S^{-1}]$ (né\-ces\-sai\-rement $J = I[S^{-1}]$ d'après le
point précédent) ssi aucun élément de $S$ n'est diviseur de zéro
dans $A/I$.
\item En particulier, $\mathfrak{p} \mapsto \iota^{-1}(\mathfrak{p})$
définit une bijection entre les idéaux premiers de $A[S^{-1}]$ et
ceux de $A$ ne rencontrant pas $S$.
\item Si $A$ est une $k$-algèbre, $\Hom_k(A[S^{-1}],B)$ s'identifie,
- via $\Hom_k(\iota,B)\colon \Hom_k(A[S^{-1}],B) \to \Hom_k(A,B)$, au
- sous-ensemble de $\Hom_k(A,B)$ formé des morphismes $\psi\colon A\to
- B$ tels que $\psi(s)$ soit inversible pour tout $s\in S$.
+ via $\Hom_k(\iota,B)\colon\penalty0 \Hom_k(A[S^{-1}],B) \to
+ \Hom_k(A,B)$, au sous-ensemble de $\Hom_k(A,B)$ formé des morphismes
+ $\psi\colon A\to B$ tels que $\psi(s)$ soit inversible pour
+ tout $s\in S$.
\end{itemize}
\end{prop}
Cas particuliers importants : si $\mathfrak{p}$ est premier et $S =
-A\setminus\mathfrak{p}$ est son complémentaire, on note
+A\setminus\mathfrak{p}$ est son com\-plé\-men\-taire, on note
$A_{\mathfrak{p}} = A[S^{-1}]$ ; c'est un anneau local (dont l'idéal
maximal est $\mathfrak{p}[S^{-1}] = \{a/s : a\in \mathfrak{p}, s
\not\in \mathfrak{p}\}$) : on l'appelle le localisé de $A$
@@ -678,11 +702,14 @@ Si $\mathscr{F}$ est une partie de $k[t_1,\ldots,t_d]$, on définit un
ensemble $V(\mathscr{F}) = \{(x_1,\ldots,x_d) \in k^d :\penalty0
(\forall f\in \mathscr{F})\, f(x_1,\ldots,x_d) = 0\}$ (on devrait
plutôt noter $V(\mathscr{F})(k)$ ou $V_k(\mathscr{F})$, surtout si $k$
-n'est pas algébriquement clos, mais il le sera bientôt).
+n'est pas algébriquement clos, mais il le sera bientôt). Plus
+généralement, pour toute $k$-algèbre $A$, on définit
+$V(\mathscr{F})(A) = \{(x_1,\ldots,x_d) \in A^d :\penalty0 (\forall
+f\in \mathscr{F})\, f(x_1,\ldots,x_d) = 0\}$.
Remarques évidentes : si $\mathscr{F} \subseteq \mathscr{F}'$ alors
$V(\mathscr{F}) \supseteq V(\mathscr{F}')$ (la fonction $V$ est
-« décroissante pour l'inclusion ») ; on a $V(\mathscr{F}) = \cap_{f\in
+« décroissante pour l'inclusion ») ; on a $V(\mathscr{F}) = \bigcap_{f\in
\mathscr{F}} V(f)$ (où $V(f)$ est un racourci de notation pour
$V(\{f\})$). Plus intéressant : si $I$ est l'idéal engendré par
$\mathscr{F}$ alors $V(I) = V(\mathscr{F})$. On peut donc se
@@ -737,6 +764,11 @@ qui est en particulier le cas lorsque $k$ est algébriquement clos), on
a $\mathfrak{I}(k^d) = (0)$ (démonstration par récurrence sur $d$,
laissée en exercice).
+\danger Sur un corps fini $\mathbb{F}_q$, on a
+$\mathfrak{I}({\mathbb{F}_q}^d) \neq (0)$. Par exemple, si $t$ est
+une des in\-dé\-ter\-mi\-nées, le polynôme $t^q-t$ s'annule en tout
+point de ${\mathbb{F}_q}^d$.
+
\medbreak
\textbf{Le rapport entre ces deux fonctions}
@@ -762,8 +794,9 @@ Avec les notations ci-dessus :
\begin{itemize}
\item Une partie $E$ de $k^d$ vérifie $E = V(\mathfrak{I}(E))$ si et
seulement si elle est de la forme $V(\mathscr{F})$ pour un
- certain $\mathscr{F}$, et dans ce cas on peut prendre $\mathscr{F} =
- \mathfrak{I}(E)$, qui est un idéal radical.
+ certain $\mathscr{F}$ (=: c'est un fermé de Zariski), et dans ce cas
+ on peut prendre $\mathscr{F} = \mathfrak{I}(E)$, qui est un idéal
+ radical.
\item Une partie $I$ de $k[t_1,\ldots,t_d]$ vérifie $I =
\mathfrak{I}(V(I))$ si et seulement si elle est de la forme
$\mathfrak{I}(E)$ pour un certain $E$, et dans ce cas on peut